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Villematiers

Résidence éclair à la Nef Ephémère - juillet 2018

/  peinture aérosol et huile sur bois
format 100 cm x 150 cm



dans le cadre de la série
Em-prise
encre de Chine à la plume / A4




 
"... Face au choc provoqué par une agression on peut, par un réflexe inconscient d'autodéfense et de survie, parvenir à dissimuler sa peur: au lieu de la résistance et de l’hostilité, exprimer alors à son agresseur un sentiment de sympathie et d’affection, rester calme, chercher à collaborer avec lui. Une forme de résistance passive."

 
" ... Selon ce processus involontaire, dans un couple, même lorsqu'elle souffre de maltraitance avérée et subit l’oppression quotidienne, la victime, homme ou femme, préfère garder le silence, se remet constamment en question, cherche à adapter son comportement, trouve des excuses à son agresseur avec qui elle continue à vivre, ne le dénonçant que rarement. 
Il en va de même dans l’éducation entre un parent violent et ses enfants soumis qui continueront à idéaliser le parent toxique."


" ... Piégées dans leur relation, les victimes ne cherchent pas à s'opposer par peur des représailles, et encore moins à fuir. Les proches, eux, se révèlent souvent démunis face à son silence et son absence de réaction. L'auteur pousse «la victime à se soumettre, à se ressentir comme n’ayant aucune valeur, comme étant incapable, coupable, honteuse, inintelligente, sans aucun droit, réduite à une chose», décrit Muriel Salmona, psychiatre et auteure de plusieurs ouvrages sur la violence conjugale, qui définit l'emprise comme une «véritable entreprise de démolition identitaire» de la victime. 

(extrait "Le syndrome de Stockholm, une emprise")